lundi 14 juin 2010

Ma théorie du shopping

Confession :
Pendant longtemps j'ai été complètement accro au shopping. Une vraie psychopathe du style à passer quatre jours dans une ville et ne faire que ça (sisi), complètement gravos, je le confesse.

Solution :
Mais cette année, j'ai eu la révélation !

Explication :
Tout a commencé alors que je m'interrogeais sur ma pathologie : pourquoi ne penser qu'à dépenser quand la vie est faite de choses "à vivre", justement. J'avoue que je me trouvais un peu ridicule. Aller courir les magasins plutôt que de visiter une ville, lorsqu'on est en voyage, c'est vraiment trop débile quand même. Je repensais à mes derniers achats quand tout à coup, eureka !


Revoyons ensemble le processus d'achat, décomposé par mes soins afin d'étayer ma nouvelle théorie :)

Step 1 : Avant l'achat
Avant d'acquérir un article, on le découvre d'abord. Il nous plaît, on se dit qu'il nous irait bien / qu'on en a tellement besoin (alors qu'on vient évidemment de se créer un besoin), bref il nous le faut !
Alors, on le convoite, y pensant jour et nuit, sous la douche, dans le métro, quand allons-nous craquer ?? Bien sûr, on attend un peu parce qu'on est tout de même sérieux, on fait mine d'hésiter pour ne pas trop culpabiliser et puis il faut aussi le temps de le commander / se déplacer hein, tout n'est pas instantané dans ce bas monde.
Dans cette phase, l'object acquiert une valeur symbolique. On ne le veut pas parce qu'il nous sera utile (objectivement, avons-nous vraiment besoin d'un 35ème sac à main ??). On le veut parce que cet objet nous fait rêver. C'est un peu une partie de nous, on sera tellement bien lui et nous !!

Step 2 : L'achat
Enfin, on se décide, ça y est on l'achète !! Ha la la, il est tellement incroyable (cochez la case qui vous convient) :

Ce 25ème jean
Ce nouvel Iphone / Ipad
Cette nouvelle paire de chaussures turquoises (l'ancienne était passée de mode)
Cette dernière crème anti-rides génialissime de chez "la marque la plus chère du monde"

Waow, vraiment j'ai bien fait de l'acheter, je l'adooooore  C'est bien simple, je ne pourrais plus vivre sans !!
La valeur symbolique est ici à son paroxysme, on jubile !

Step 3 : Après l'achat
Cela fait déjà deux semaines que nous nous félicitons d'avoir investi deux mois de salaire dans cette montre ultra tendance. Alors qu'aux premiers jours on regardait l'heure toutes les 3mn (soit 340 fois par jour à raison de 7 heures de sommeil), nous commençons à nous habituer à sa beauté. La montre est toujours superbe certes, mais son effet sur nous s'amoindrit avec le temps.
Environ deux semaines après l'acte d'achat (laps de temps étirable selon les personnes), l'objet perd sa valeur symbolique (on ne désire que ce qu'on ne possède pas, c'est bien connu). Il est alors réduit à sa simple valeur utilitaire : j'ai besoin de connaître l'heure alors je regarde ma montre. En général, c'est à ce moment-là que nous réalisons que cette montre si jolie, n'est en revanche pas du tout pratique. Elle s'accroche à tous mes vêtements (la garce), elle n'est pas étanche et j'oublie toujours de la retirer pour faire la vaisselle, son tic-tac me rend folle, bref, passé l'euphorie du début, on redescend sur terre...

La conclusion cher lecteur ? Et bien c'est tout simplement que "quel que soit le prix qu'on met dans un objet, il finira toujours par nous lasser, à plus ou moins grande échéance". Alors, ma nouvelle devise : inutile d'investir des sommes folles, le plaisir de l'achat est le même, quel que soit le prix de l'objet du crime, et la lassitude qui
s'ensuit inévitablement également.

C'est ainsi que je me refuse désormais des objets trop chers, comme ces fabuleuses boots repérées à Londres en février et "non achetées". J'y ai pensé environ tous les jours jusqu'en avril où, de retour à Londres, j'ai pu les acheter en soldes !! Psychologiquement, c'était une étape importante de me dire non...

Bon, il est vrai que si vous êtes absolument allergique aux produits abordables, voire bon marché, désolée mais je ne peux plus rien pour vous...

En ce qui me concerne, next step : tâcher d'être moins matérialiste pour m'élever spirituellement. Vaste programme :)

6 commentaires:

Alice In Québéquie a dit…

Pinaise, c'est tellement bien analysé. sauf que moi il me faut beaucoup de temps pour me lasser des trucs hors de prix. Psychologiquement mon lassage est proportionnel au prix de l'objet. Genre je pense qu'il me faudra 20 ans pour me lasser de mon Paddington d'amour (enfin quand je l'aurai acheté hein). Pour ce qui est d'être moins matérialiste, je suis de tout coeur avec toi, mais ce n'est pas pour moi et pas pour tout de suite. Tiens nous au courant de comment tu y arrives bien (ou pas). ^^

Copine Débile a dit…

Ma grande question c'est : est-ce que devenir moins matérialiste signifie me séparer de mes peluches ??!!!

Alice In Québéquie a dit…

OHMONDIEU naaaaan surtout pas....ce sont pas des choses ce sont des peluches.

Copine Débile a dit…

Toute façon j'aurais jamais pu...

gazelle a dit…

Je suis d'accord! La seule chose où je suis capable de mettre le prix, c'est un sac (en cuir, basique, beau et passe les années sans lasser), ou un manteau.

Sinon je vise le bon marché et j'essaie de bien conserver!

Copine Débile a dit…

Exactement, il y a certaines choses où tu ne peux pas acheter des trucs nazes : les chaussures par exemples, les sacs et autres accessoires. Mais sinon, aujourd'hui, il y a tellement de choix et encore plus avec le web, qu'on peut trouver des marques pas trop chères et des pas marques très sympa également.
J'imagine que ça doit être la maturité, je ne vois pas d'autre explication :)
Gazelle, j'ai une petite surprise pour toi qui arrive ce soir, guette...

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