lundi 16 août 2010

Hard to come back

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Ça y est je suis rentrée de vacances. Et je déteste tous ceux qui y sont encore. Et je déteste aussi tous les touristes que je croise ici à Paris.

Il fait moche et gris. Et 15 degrés. Le 16 août. Sisi. D'ailleurs, j'ai perdu 15 degrés en une heure de vol. Je le jure.

Avant

Après

Je déteste aussi Paris et son hiver perpétuel. Je croyais que ça n'arrivait qu'au Pôle Nord ces choses-là.

Et je songe à tout quitter. Pour partir vivre dans un pays où il ferait toujours beau et où on ne serait pas obligé de se lever tous les matins pour aller travailler. Bon, mais je n'ai pas encore trouvé.

Si vous avez une idée ?...

samedi 14 août 2010

Circuit de dix jours dans le Rajasthan, en Inde - Part 1

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Après dix jours passés à crapahuter dans le Rajasthan, voici un petit récit de nos aventures et peut-être quelques conseils pour vos futurs voyages !

L’inde en quelques mots

Ce qui m'a étonnée

- L'omniprésence des animaux. C'est vraiment dingue, ils font partie intégrante du décor. Les vaches en premier lieu, qu'on croise tous les trois mètres, sur la route (et ce sont les voitures qui les contournent), les chiens errants, on se dit qu'ils ont quand même la belle vie, ils sont tellement libres comparés aux nôtres, les chèvres avec leurs longues oreilles, adorables ! Les dromadaires par milliers, les paons qui chantent toute la journée (et le matin !!!) et qu'on retrouve parfois sur les toits, les cochons toujours en train de renifler un truc pas très propre, les singes qui se baladent sur les toits et les façades tout tranquillement, les écureuils, petites bêtes adorables qu’on a envie de câliner.

Les dromadaires sont entrainés pour servir
 l'armée dans le désert du Thar






Les vaches sont partout, même au milieu de la route !


Un berger indien et ses moutons 

Mon ami le chien, j'ai eu trop de mal à le quitter

- Leur étonnement devant des européens et leur empressement à nous prendre en photo (avec la poignée de main on a l'impression d'être un personnage politique :)

- La circulation, complètement chaotique. En effet, on trouve vraiment tout et n'importe quoi sur les routes : motos, tuk tuks, bus, piétons, vaches, chevaux, dromadaires, voitures et camions, le tout dans un joyeux bordel qui ferait perdre la tête au meilleur conducteur parisien.
Car aucune règle ne régit le tout. Chacun a son appréciation de la priorité, souvent cédée au plus gros. Tout le monde s'insère n'importe où (même à contresens ça va de soi) et n’importe comment, se faufile comme il peut, double dans des conditions périlleuses, il vaut mieux ne pas trop regarder la route… On a d’ailleurs eu plusieurs grosses frayeurs en voyant un camion arriver en sens inverse tandis que nous étions en train de doubler.
Seule constante : on klaxonne pour signaler sa présence, ça tout le monde le respecte, les klaxons fusent dans une mélodie criarde ininterrompue et d’ailleurs c'est vite fatigant.

L'état des routes après les orages de mousson : des piscines

Ce que j'ai moins aimé

- l'oppression constante de certains locaux qui nous considèrent comme des portefeuilles sur pattes et passent leur temps à nous solliciter pour faire un tour en tuk tuk, acheter des souvenirs en marbre, des boissons etc. On sait bien que le niveau de vie nous avantage mais c'est vraiment pénible à la longue.

- la chaleur, franchement je vous déconseille d'y aller en été, ni d'ailleurs en mai/juin. La mousson et la pluie, dans le Rajasthan c'est pas vraiment dérangeant mais la chaleur, plus jamais.

- la saleté. Même si les animaux recyclent naturellement une bonne partie des déchets, on en croise beaucoup s'accumulant le long des routes. Plus, de manière générale, la propreté est une considération assez annexe dans le pays. Les hôtels par exemple, tenus par des hommes, ne sont bien souvent qu'approximativement propres (et encore on n'a pas visé la catégorie meilleure marché). De manière générale, faut pas être trop regardant disons.


Préparation du voyage

Nous sommes trois amis qui souhaitons partir cet été dans un cadre dépaysant, découvrir un peu le monde qui nous entoure, le tout sans vider intégralement nos tirelires.

Pourquoi l'Inde ?

Parce que c'est un pays que nous voulions visiter depuis longtemps et que les prix y étaient encore abordables (période de mousson oblige) alors même que nous nous y sommes pris à la dernière minute.

Où en Inde ?

Nous avons 10 jours pleins sur place et décidons de visiter le Rajasthan, d'abord parce que c'est une très belle région, sans doute la plus visitée en Inde et aussi parce que c'est ici qu'il pleuvra le moins. En revanche il fera chaud, très chaud, avec 35 degrés en moyenne et des pointes à quasi 50 dans le désert. On n'a rien sans rien :)

Cliquez sur la carte pour l'agrandir

Comment organiser le voyage ?

Nous avons réservé nos billets sur Internet puis nous avons cherché les coordonnées d’un chauffeur de confiance que nous avons réservé depuis la France également. Le reste sera décidé au fur et à mesure du voyage. Le chauffeur nous aidera à établir notre parcours et à choisir nos hôtels chaque jour.

Comment voyager ?

A moins de disposer de beaucoup de temps, voyager en transports en commun n'est pas très pratique au Rajasthan. Nous décidons de prendre un chauffeur, pratique courante sur place. En effet, il est impossible de conduire soi-même compte-tenu de l'état des routes et aussi de tout ce qu'on y croise.
D'ailleurs, il me tenait à cœur de choisir un chauffeur avant le départ afin d'être sur d'avoir quelqu'un de confiance. J'ai récolté quelques contacts sur le site de Voyage Forum dont un m'avait bien plu. Il était un poil plus cher que ses confrères mais disposait d'une voiture confortable (quand la plupart ne proposent que des modèles Tata Indica, beaucoup plus petites et moins confortables) et m'avait été chaudement recommandé pour son sérieux. Un choix que nous n'avons jamais regretté. D’ailleurs, si vous voulez ses coordonnées, n’hésitez pas à me laisser votre adresse email, je me ferais un plaisir de vous les envoyer !

Notre voiture pendant le séjour

Indispensable pour conduire après la pluie

Quoi emmener ?

Deux tonnes de médicaments, obligatoires pour ne pas risquer de gâcher le séjour (anti-diarrhéique, antibactérien intestinal principalement et Malarone pour le pallu). Nous avions précédemment vérifié que nos vaccins étaient à jour (DT Polio, hépatite A, typhoïde).
Sur place il faut savoir qu'il est impératif de porter des tenues longues et d'avoir des petites manches, et ce malgré la chaleur. Pantalon en lin, jupes longues et tee-shirts feront l'affaire. Une paire de baskets et une bonne paire de tongs, des chaussettes à avoir toujours sur vous pour porter dans les temples où les chaussures sont interdites mais où le sol est chaud et pas toujours propres, voire infesté de rats. Un foulard également pour se couvrir la tête dans les mosquées.
Des petites babioles à offrir aux enfants des rues seront appréciées (bonbons, jouets...) ainsi qu'un cadeau pour votre chauffeur et bien sûr je vous passe une bonne crème sommaire et de l'anti-moustique.

Où dormir ?

En général, les chauffeurs vous indiquent des hôtels en fonction du niveau de confort que vous souhaitez et de votre budget. En contrepartie des clients qu'ils leur amènent, les hôtels logent les chauffeurs gratuitement dans une sorte de dortoir.
Mais tous les hôtels ne le font pas, aussi sachez que si vous réservez en avance vos hôtels, votre chauffeur sera peut-être obligé de dormir dans sa voiture.

Quoi porter ?

Les femmes là-bas s'habillent en sari, le vêtement traditionnel indien. Elles ne montrent ni leurs jambes, ni leurs épaules (mais le ventre oui). Nous, on porte donc des vêtements longs, non moulants et des manches courtes ou longues mais pas de débardeur. Je vous conseille le pantalon en lin ou les jupes longues légères. Emmenez aussi une bonne paire de tongs et des baskets.

Nous sommes parés et partons donc tous les trois le cœur léger !


Jour 1 - Delhi / Mandawa

Cinq heures du matin : arrivée à l'aéroport de Delhi où nous retrouvons Bal, le chauffeur qu'on nous avait chaudement recommandé et que nous avions donc réservé depuis la France. Après un premier contact, nous prenons directement la route pour Mandawa, une ville étape où nous passerons notre première nuit.

Ça y est, on est parti !

Un temple au sommet d'une colline, croisé sur la route

Six heures plus tard, nous arrivons à destination alors que je m'étais enfin endormie, bref... Bal nous emmène à un premier hôtel très joli (l'hôtel Heritage Mandawa) et nous négocions notre première nuit à 1400 Rs au lieu des 1800 annoncés initialemenent. Il faut dire que nous sommes en saison basse et qui plus est les premiers clients de la journée. Nous prenons possession des lieux en entamant une petite sieste revigorante.

Puis, nous sortons pour visiter cette toute petite ville, alpagués dans l'instant par des ado qui nous proposent leurs services de guide. D'abord désagréablement surpris par leur insistance limite agressive, nous cédons finalement car cela ne nous coûte que 50 Rs soit moins d'un euro, à quoi bon hésiter.

Ils nous montrent les "Havelis", de très jolies maisons à étage, habitées par de riches familles, vieilles de plusieurs centaines d'années. Celles-ci se composent toujours des mêmes éléments : une première cours carrée, puis une deuxième, pour les femmes qui n'avaient jamais le droit de sortir et que les visiteurs ne devaient pas apercevoir non plus. Féminisme, quand tu nous tiens...

Cour intérieure d'une Haveli

Elles sont encore habitées

Deux heures et cinq boutiques de souvenirs plus tard (où il nous faudra user de tout notre pouvoir de persuasion pour expliquer que non, on ne veut pas de tapis, ni de peinture sur soie), nous retrouvons notre hôtel pour un repos bien mérité.

Nos premières impressions

- c'est incroyable de voir autant de vaches, partout et n'importe où, ainsi que des milliers de chiens qui dorment au soleil et des chèvres. Bienvenue en Inde !
- bonne idée de ne pas commencer tout de go par Delhi. Nous découvrons l'Inde par la petite porte et pouvons ainsi nous habituer doucement à notre statut de touristes en terre inconnue.
- nous sommes bien contents d'avoir booké notre chauffeur avant de partir et de n'avoir pas eu à subir les assauts des 150 autres qui attendaient à la sortie de l'aéroport.

Les vaches se rafraichissent



Jour 2 - Mandawa / Bikaner

Réveil à 7:00, petit-déjeuner et c'est reparti pour 3 heures et demi de route jusqu'à Bikaner. Les paysages changent et on réalise que le désert approche. C'est plus sableux et moins vert, je suis en transe à la vue des dunes de sables dans lesquelles je rêve déjà de me rouler. Pendant ce temps-là tout le monde s'est endormi dans la voiture et moi je tape frénétiquement sur mon Iphone pour vous raconter jour par jour ce périple afin de ne pas en perdre une miette.
Nous arrivons à Bikaner et posons notre camp à l'hôtel Harasar pour 1000 Rs. Une petite sieste et nous repartons changer un peu d'argent (1€ contre 57 Rs) puis allons visiter le Junagarth Fort. L'entrée nous coûte 250 Rs/personne audioguide (en français) inclus. Le Fort est vraiment beau, avec ses enchevêtrements de cours carrées et de salles magnifiquement décorées. Il offre aussi une splendide vue sur ses jardins géométriques ainsi que sur la ville environnante.

Vue depuis les toits

Les salles intérieures, magnifiquement décorées

Les jardins du fort

Après 45mn de visite, nous enchaînons sur une balade en tuk tuk à travers la vieille ville de Bikaner. C'est sportif mais amusant, les tuk tuks, voitures, cyclistes et autres piétons se croisent et se doublent dans tous les sens, au sons ininterrompus des klaxons et dans de vieilles ruelles étroites, le tout en prenant soin d'éviter les vaches qui se trouvent ça et là, tantôt au milieu de la route, tantôt sur les devantures des maisons. Une expérience rigolote que nous apprécions beaucoup.

Stand de fruits et légumes

La vieille ville et ses jolis bâtiments

Puis, nous reprenons la route direction Deshnoke, non loin de Bikaner, pour visiter le Shru Karni Mata Temple (temple aux rats sacrés). Et là, c’est assez incroyable...

Comme dans tous les temples, nous devons quitter nos chaussures et enfilons une paire de chaussettes car les sols sont brulants et accessoirement pas très propres. Bal nous avait prévenus que des rats se trouvaient dans le temple mais nous ne nous attendions pas à ça. Il est véritablement infesté. Les offrandes de nourriture en ont attiré des milliers qui courent partout en tout impunité (la légende voulant qu'ils soient la réincarnation d'enfants, il est interdit de les tuer).

Les petites tâches grises sont bien des rats

Il y en a des centaines !

Attirés par les offrandes

L'entrée et gratuite mais nous nous acquittons d'un laisser passer de 20 Rs pour pouvoir prendre notre appareil photo. Le temple est assez petit et la salle des offrandes nous est interdite d'accès. De toute façon elle est minuscule et on la voit très bien de l'extérieur. Franchement, ça n'est pas très beau et notre attention se concentre surtout sur les rats, véritable spectacle vivant. Nous les prenons en photo sous tous les angles mais finissons par partir peu de temps après, incommodés par l'odeur pestilentielle qu'ils dégagent.


Leurs positions acrobatiques me font sourire

Hormis l'odeur difficile à gérer...

Elles étaient mignonnes ces petites bêtes :)

Retour à l'hôtel avec une petit halte dans un cyber café dont les ordinateurs et la vitesse de connexion nous ramènent dix ans en arrière...
Une nouvelle sieste plus tard (la chaleur + notre nuit blanche nous épuisent), nous dînons au restaurant de l'hôtel, recommandé lui aussi par le Routard. Il se trouve sur le toit et offre une jolie vue sur la ville. L'ambiance est plutôt romantique avec l'éclairage aux bougies et les chants des musiciens. Nous goûtons notre premier poulet tandoori du séjour qui est vraiment délicieux, avec un peu de riz et des petits pois sauce Masala. Miam ! Nous avons bien mérité de retourner nous coucher :)

Vue depuis le roof top restaurant de l'hôtel


Pour lire la deuxième partie de nos aventures, cliquez ici

vendredi 13 août 2010

La maison du bonheur

6 commentaires
Une de mes activités favorites dans la vie consiste à venir me ressourcer dans le sud, où ma famille réside. L'été, naturellement, mais aussi à Noël et tout au long de l'année.

Outre le fait que cela rime forcément avec vacances (ou au moins avec jours off, ce qui est déjà pas mal), j'aime aussi la sérénité qui y règne, à mille lieues de l'agitation parisienne perpétuelle.

Et ce que j'y apprécie tout particulièrement, c'est la maison de mes parents (une phrase que je ne peux prononcer sans vous renvoyer à cette chanson, complètement loufoque). Je m'y sens bien, malgré la notion de confort toute relative qui y règne.

C'est une petite demeure provençale perchée en haut d'une colline, où le temps semble s'être arrêté à une époque indéfinie mais pour le moins paisible.

On y vit en harmonie avec la nature. Au loin, la mer semble toujours calme et rassurante, la journée comme le soir.



Autour, la végétation règne en maître.




Mes fleurs préférées : les Alysses
Que je ne suis pas la seule à apprécier 

D'ailleurs, on cultive et on cueille soi-même ses épices : thym, romarin, laurier...




Ici, on a bien compris qu'il fallait faire son possible pour économiser les ressources de notre belle planète. On recycle les déchets organiques en compost, lequel alimente ensuite la croissance d'autres végétaux (rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme).

On tâche aussi de ne pas gaspiller l'eau, et tant pis pour la pelouse à l'anglaise.


Nos amis les animaux y trouvent aussi naturellement leur place.

Les cigales bien sûr, qui chantent à longueur de journée. Les poissons, même si sur cette photo ça n'est pas évident, je vous l'accorde, faites preuve d'un peu d'imagination :)


Mais aussi et surtout les pigeons qui viennent chaque jour réclamer leur pitance devant la fenêtre.



Et si le service n'est pas assez rapide, ils n'hésitent pas à entrer nous secouer un peu.

Hé ho, c'est l'heure !

D'ailleurs, vous aviez déjà vu un pigeon blanc vous ??


Un peu de rabe quelqu'un ?

Ici on se sent simplement bien. On apprécie un barbecue et un bon verre de rosé, voire de champagne.

Les amis passent souvent à l'improviste :)

On en oublie presque les moustiques. On en oublie presque que bientôt, c'est le retour à Paris...

jeudi 12 août 2010

Musique maestro

3 commentaires
Je ne poste pas grand chose ces derniers jours mais croyez-bien que j'y travaille entre deux baignades, un mojito et un barbecue :)

En attendant, je vous fais partager deux chansons qui n'ont rien, mais alors rien à voir. Une décalée qui me fait mourir de rire et une autre magnifique, qui m'émeut toujours (et je suis sure que vous aussi).

La première : "Nathalie, mon amour des JMJ", sur laquelle je viens de retomber et que je trouve absolument tordante, je ne m'en lasse vraiment pas. Elle me rappelle mes années de scoutisme et je trouve génial de savoir prendre un peu de recul et rigoler de tout ça !



La seconde : une incroyable reprise de "Somewhere over the raimbow", par la jeune Aselin Debison dont la voix est magnifique et émouvante, bravo bravissimo !



Bon, c'est pas tout ça mais je dois vous laisser, je vais à la piscine ! A bientôt :)

vendredi 6 août 2010

Paris l'été

17 commentaires
Paris l'été, c'est presque plus Paris.
Paris l'été, c'est presque....la province !

Alors qu'habituellement le stress et les klaxons ont la part belle dans notre quotidien, d'un seul coup la vie s'arrête. Et c'est toujours surprenant je dois dire.

Les boutiques ferment (pas toutes évidemment, on est à Paris quand même), les autochtones désertent la capitale pour investir la Bretagne et la Normandie (exotisme quand tu nous tiens) et les heureux touristes affluent en masse, armés de shorts et de Birkenstock. La vie s'écoule paisiblement et pour un peu, on aurait aussi l'impression d'être en vacances (enfin, si on ne devait pas se lever tous les matins pour aller au bureau, s'entend).

D'ailleurs nos activités changent aussi. En été, tout Parisien digne de ce nom manifeste sa condescendance habituelle dans l'une des activités suivantes :

- disserter sur le bonheur et la sérénité d'avoir Paris pour soi, la joie immense de pouvoir prendre sa voiture sans passer par la case embouteillage et de pouvoir se garer en moins d'une heure et quarante-cinq minutes.

- enfourcher un vélib et pédaler sans se tordre le cou pour éviter les chauffards surstressés (hé, yoga les mecs...)

- aller boire un verre, bruncher et diner - en terrasse absolument, ça va de soi (je vous recommande à ce propos le Tokyo Eat, au Palais de Tokyo)

- pique-niquer dans l'un des nombreux parcs ou sur le Pont des Arts, presque comme à la campagne. Presque...

Pique-nique estival sur le Champs de Mars

- flâner le long des berges, squatter le parvis de Notre-Dame en observant le kilomètre zéro pour la millième fois et aller prendre une glace chez Berthillon, le "meilleur" glacier de la capitale ou chez Amorino, son concurrent italien

- refaire le monde sur un banc jusqu'à pas d'heure, parce qu'il faut profiter de ces rares moments d'accalmie (et accessoirement que le reste de l'année, il fait vraiment trop froid)

Pari...dyllique en somme !
Enfin presque, parce que si ça n'était pas l'été et si je n'étais pas de fait incroyablement zen, mon cynisme parisien pur cru me ferait peut-être remarquer que :

- punaise, sont vraiment trop chiants à la ratp de réduire le nombre de rames en circulation sous prétexte qu'on est moins nombreux. Ah c'est sûr que comme ça, on a toujours l'impression d'être en plein mois de septembre, pas de doute !

- depuis quand la température plafonne-t-elle à 15 degrés à 14 heures en plein mois d'août ? Et les orages sont-ils vraiment tropicaux, je vous le demande ?

- comment peut-on se réjouir d'être "ici" quand visiblement le reste du monde est en train de se dorer la pilule "ailleurs" ?

- coup de grâce : l'énorme envie de se pendre devant le niveau des programmes tv, à base de "Toute la musique qu'on aime", "Fort Boyard" et "Multifoot" (même nos séries préférées sont en vacances).
 
Mais bon, je ne dirai rien, promis. Je me contenterai de partir loin et de vous écrire tout ça depuis Nice (où je me la coule douce depuis deux jours :)

Bons baisers ensoleillés !

lundi 2 août 2010

Omar m'a tuée

13 commentaires
Vous vous souvenez de l'affaire Omar Raddad qui avait secoué la France en 1991? Un jardinier qui avait prétendument tué sa patronne, à en croire le message que cette dernière avait (supposément) écrit avec son sang sur les murs de la salle qui l'a vue mourir : "Omar m'a tuer" (orthographe reproduite à l'identique).
Et bien moi aussi je m'en souviens !


A l'époque j'habitais encore chez mes parents près de Nice et je trouvais toute cette affaire d'autant plus flippante qu'elle se situait à Mougins, tout près de chez nous. Un détail qui n'avait pas échappé à mon frère...

Un soir, alors que nous quittions le RdC pour aller dîner avec nos parents à l'étage, je fermai la porte de ma chambre pour monter tranquillement.

Retour sur les lieux :
Ayant terminé mon repas avant tout le monde je demande à quitter la table pour regagner ma chambre. "Attention à Omar me lance mon frère", tandis que je m'éloigne. Mais je hausse les épaules et prends mon air courageux en songeant que je n'ai absolument aucune crainte à avoir, je suis juste une grosse peureuse et il faut que je le surmonte

Je descends donc les escaliers et m'étonne tout d'abord de ne pas voir devant la porte vitrée nos 3 chiens qui attendent d'entrer passer la nuit au chaud, comme à leur habitude. "Ce n'est rien", pensé-je intérieurement. Mais je hâte tout de même le pas vers le couloir qui mène à ma chambre. J'appuie sur l'interrupteur et la lumière me semble plus faiblarde que d'ordinaire. "Tu te fais des idées espèce de poule mouillée...".

J'accélère encore pour vite me sentir en sécurité dans ma chambre qui m'apparait déjà, au bout du couloir. D'ailleurs c'est étrange, je me souviens parfaitement d'avoir fermé ma porte et celle-ci est entrouverte... "Allez, ce n'est rien, ouvre cette porte, enferme-toi à l'intérieur et finissons-en une bonne fois pour toute avec cette peur irrationnelle."

Je fonce désormais vers ma chambre, pressée que toute cette tension retombe. J'enfonce la porte entrouverte et appuie sur l'interrupteur qui ne bouge pas d'un iota. "Mais qu'ai-je fait pour mériter ça ??! Assez, qu'on en finisse !" Je m'acharne, la respiration haletante et le cœur battant la chamade mais rien n'y fait, l'interrupteur ne descend pas et tout reste noir. Désemparée et sur-stressée, je me retourne et aperçois à mes pieds une feuille blanche sur laquelle est inscrit en peinture rouge, du bout du doigt : "Omar m'a tuer" (reproduction de la faute d'orthographe initiale donc), avec des traces de doigts qui descendent, comme dans la vraie scène de crime.

La panique à son comble, je hurle de toutes mes forces pour évacuer, tout en réalisant pertinemment que cette mascarade n'a pu être orchestrée que par une seule personne : mon salaud de frère évidemment...

Il descend, tout content de sa blague et tordu de rire en voyant ma mine déconfite. Je l'insulte mais la pression a été telle que je me mets à sangloter, ce qui fait évidemment redoubler sa crise de rire. Jamais il n'aurait imaginé que sa blague fonctionne si bien et il jubile.

Cet abruti avait légèrement dévissé les ampoules pour réduire leur intensité, entrouvert la porte de ma chambre on purpose, coincé l'interrupteur avec un morceau de scotch fin que je ne pouvais sentir sous mes doigts et utilisé de la peinture rouge pour réaliser son message funèbre.

J'ai toujours gardé ladite feuille dans mes cartons de souvenirs... Et Omar Raddad a été gracié en 1998... Un film sortira d'ailleurs bientôt sur cette histoire. Et un livre a même été écrit par l'avocat d'Omar Raddad, Maître Vergès.


Mais en attendant, moi je suis toujours aussi peureuse.
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